17 juillet 2006
UN MONDE SANS NOIRS
C'est une histoire de Blancs qui en avaient marre des Noirs.
Ces Blancs avaient décidé de s'évader vers un monde meilleur. Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au cœur d'une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparu.
Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement. Enfin, se dirent-ils, finis les crimes, la drogue, la violence et enfin le bien-être social. Tous les Noirs ont disparus.
Mais soudainement, ils furent confrontés à une toute autre réalité, la nouvelle Amérique n'était plus qu'une grande terre aride et stérile. Les bonnes récoltes étaient rares car le pays s'était jusque là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs.
Il n'y avait pas de villes avec d'immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventé l'ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs.
Il n'y avait pratiquement pas d'automobiles, car c'était Richard Spikes, un Noir, qui avait inventé la transmission automatique. Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garret A.Morgan, les feux de circulation. En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R. Robinson.
Même s'il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express, elles étaient jonchées de papier et déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée.
Il y avait très peu de magazines et de livres car John Love avait inventé le taille-crayon, William Purvis, la plume à réservoir, et Lee Burridge, la machine à écrire, sans compter W.A. Lovette avec sa nouvelle presse à imprimer. Vous l'avez deviné ? Ils étaient tous des Noirs.
Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles et des livres, ils n'auraient pu les livrer par la poste, car William Barry avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boite aux lettres.
Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l'arrosoir mécanique, et John Burr, la tondeuse à gazon.
Lorsque les blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci étaient sombres, pas étonnant, Lewis Latimer avait inventé la lampe électrique, Michael Harvey, la lanterne, Grantville T. Woods, l'interrupteur-régulateur automatique.
Enfin leurs maisons étaient sales car Thomas W.Steward qui avait inventé la vadrouille (balai), et Lloyds P.Ray, le porte-poussière, leurs enfants les accueillirent à la porte pieds nus, débraillés et les cheveux en broussaille, à quoi fallait-il s'attendre ? Jan E. Matzelinger avait inventé la machine à former les chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone, la planche à repasser, et George T.Samon, le séche-linge.
Les Blancs se résignèrent finalement à prendre une bouchée, dans tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture était devenue pourrie car c'était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur.
Martin Luther King Jr. a dit un jour :
"Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre maison a été inventée par des Noirs".
Tout ça pour vous dire que l'histoire des Noirs ne se résume pas seulement à l'esclavage. Bonne réflexion et comme disait Bob Marley "Time will tell" (le temps le dira).
06 juillet 2006
Agronomes et Vétérinaires sans frontières
Une nouvelle catégorie sur ce blog, plus sérieuse cette fois, avec des renseignements sur la coopération au développement en général et sur les associations que l'on apprécie en particulier.
Pour le premier message de cette catégorie, une petite présentation d'AVSF s'imposait ! Et pour ceux qui désireraient en savoir plus :
Née en 2004 de la fusion de Vétérinaires sans frontières (VSF) et du Centre international de coopération pour le développement agricole (CICDA). Association de solidarité internationale qui agit pour le développement rural en appui aux agricultures paysannes dans des régions défavorisées et contribuer à des actions de plaidoyer au Nord et au Sud en faveur de ces agricultures, par la mise en oeuvre de compétences propres aux domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la santé animale. En cohérence avec sa mission, Agronomes et Vétérinaires sans frontières développe 3 METIERS : l'ingénierie de coopération dans le domaine du développement rural : développement agricole, de l'élevage, des services aux producteurs et des activités économiques extra-agricoles en milieu rural le plaidoyer au nord en faveur des agricultures paysannes l’expertise à des acteurs du nord et du sud pour la préparation, la mise en œuvre ou le suivi-évaluation de programmes de développement rural. Les compétences de coopération et d'expertise d' Agronomes et Vétérinaires sans frontières s'articulent donc autour de 4 GRANDS DOMAINES : Améliorer l'accès et la gestion des ressources naturelles (eau, sol, forêts, pâturages) Le renforcement des organisations de producteurs et de leur rôle dans les filières de produits agricoles et d’élevage (café, fruits, légumes, produits laitiers, …) La structuration de services aux agriculteurs et éleveurs La diversification des sources de revenus en milieu rural
L'un des enjeux majeurs du développement rural est aujourd'hui de savoir comment contribuer à une croissance plus équilibrée et équitable. Pour les familles paysannes souvent marginalisées, l'enjeu est de taille : défense de l'accès aux ressources stratégiques pour la production, notamment la terre et l'eau, mais également l'accès au financement ou aux services d'appui, renforcement d'organisations professionnelles, syndicales, identitaires représentatives et reconnues, augmentation de la productivité et meilleure articulation et participation dans les filières de commercialisation au niveau local ou international, etc.
16 mai 2006
Association des Populations des Montagnes du Monde
L’APMM est présente dans plus de 70 pays, sur quatre continents. Elle est organisée en associations régionales ou nationales selon les grandes régions de montagne du monde : Europe, Amérique andine, Afrique centrale et de l’Est, Asie centrale, Himalaya, Asie du sud-est.
Quels sont les objectifs de l'association ?
Trois motivations majeures fondent la démarche de l’APMM :
- faire entendre la montagne dans le concert international et au niveau de chacun des pays et des continents
- organiser l'échange et la coopération Nord-Sud et Sud-Sud entre territoires et populations de montagne pour mettre en commun connaissances, moyens et expériences
- soutenir et amplifier les initiatives locales des membres et partenaires de l’association
Quelles sont les positions que défend l'APMM dans le monde ?
L'APMM se bat pour un développement équitable et durable qui assure la pérennité de l'identité montagnarde. Elle compte atteindre cet objectif par la mise en œuvre de la Charte des populations des montagnes du monde. Cette Charte propose :
- un développement harmonieux fondé sur une exploitation maîtrisée de leurs ressources par les populations
- la reconnaissance des droits des populations de montagne dans la gouvernance locale de leurs territoires avec le souci d’améliorer leurs conditions de vie et de favoriser leur développement
- un accès équitable aux biens sociaux, services et équipements,
- le respect et la mise en valeur des identités, cultures et spécificités de la montagne.
Pour en savoir plus : http://www.mountainpeople.org
11 mai 2006
Commission Internationale pour les Droits des Peuples Autochtones
Les peuples autochtones sont les descendants des premiers habitants des terres sur lesquelles ils vivent. Ayant subit divers processus de colonisation, ils restent aujourd'hui sous domination culturelle, économique, sociale, minorisés politiquement au sein d'Etats Nations qui ne les reconnaissent pas en tant que peuples distincts, avec leurs propres organisations socio-culturelles et leurs modes de vie marginaux (chasseurs-cueilleurs, éleveurs transhumants, essarteurs, etc.)
Mouvement de solidarité avec les peuples autochtones. Apolitique et non confessionnelle, totalement indépendante, ICRA s'articule autour de 3 axes :
Défense des droits des Peuples Autochtones :
Diffusion d'informations (magazine IKEWAN, le journal des peuples premiers, site Internet), missions d'enquête, campagnes de pétitions, conférences de presse.
Programmes de terrain :
Mise en place en coordination avec les peuples autochtones de programmes d'aide à l'autosuffisance alimentaire, éducative, sanitaire et médicale.
Action pour la sauvegarde des cultures :
Connaissance, recensement, promotion et sauvegarde des mémoires et cultures autochtones.


















